Forum Du Toubib Algérien Index du Forum



Espace algérien pour étudiants en médecine: toubibs-Algérie, pour échange d'expériences, d'idées, de documents dans le domaine médical, et surtout pour discuter des cas cliniques, des clichés radiographiques, des ECG de manière interactive.
 
 FAQFAQ   RechercherRechercher   MembresMembres   GroupesGroupes   S’enregistrerS’enregistrer 
 ProfilProfil   Se connecter pour vérifier ses messages privésSe connecter pour vérifier ses messages privés   ConnexionConnexion 

Discussion d'idées et propositions pour le forum
Voir les messages sans réponses
Voir mes messages
davinci le medecin

 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Forum Du Toubib Algérien Index du Forum -> Divers -> Philosophie & Histoire de la médecine
Sujet précédent :: Sujet suivant  
Auteur Message
spipouh
new member
new member

Hors ligne

Inscrit le: 13 Avr 2012
Messages: 2
-Localisation: alger
-Année d'étude: 1
Masculin
-Point(s): 6
-Moyenne de points: 3,00

MessagePosté le: Mer 9 Jan - 21:35 (2013)    Sujet du message: davinci le medecin Répondre en citant

C'est en solitaire que Léonard de Vinci a bouleversé la médecine en osant disséquer des cadavres et en débarrassant les connaissances des brouillards d'une fausse métaphysique.


Dès 1487, Léonard de Vinci entreprend de disséquer des corps, dans le projet de réaliser un important traité d'anatomie, qu'il souhaite très illustré. Il ne s'intéresse pas uniquement à l'aspect des muscles et organes, il tente égement d'en comprendre le fonctionnement et réalise quelques découvertes importantes. Le peintre qu'il est étudie plus particulièrement  la musculature et le mouvement. De nombreuses planches anatomiques du maître nous sont parvenues. 
  
« Dans les écoles d'anatomie des médecins, il disséquait des cadavres de criminels, indifférents aux aspects inhumains et répugnants de cette étude, soucieux seulement d'apprendre comment il pourrait représenter de la manière la plus adéquate dans sa peinture les différents muscles et les articulations, leur flexion et leur extension ». 
Paolo Giovio, Vie de Léonard de Vinci (vers 1527) 

 
Comme la plupart des artistes de la Renaissance italienne, Léonard de Vinci estime la représentation de la figure humaine comme l'un des objets essentiels de l'art. Or, pour parfaitement dépeindre un corps humain, il faut le connaître dans son apparence extérieure mais aussi le comprendre dans son fonctionnement interne. Pour atteindre cet objectif, au même titre que Masaccio (1401-1428), Donatello (1386-1466), Antonio Pollaiuolo (1432-1498) ou Michel-Ange (1475-1564), Léonard observe attentivement des sculptures, antiques et contemporaines, et des squelettes. Il s'adonne aussi à la dissection. Selon une note datant des dernières années de sa vie, il aurait disséqué plus de vingt cadavres. Les premières dissections sont pratiquées à Milan, à partir de 1487 environ, avec l'idée de rédiger un traité général d'anatomie, organisé selon la croissance progressive du corps humain, depuis son stade embryonnaire dans l'utérus jusqu'à l'âge adulte. 

 
 

 
Entre 1510 et 1511, à l'Université de Pavie, Léonard poursuit cette entreprise, encouragé par Marcantonio della Torre qui lui fait découvrir le De l'utilité des parties du corps du Grec Galien (2siècle après J-C), les écrits de l'Iranien Avicenne (10e-11siècles) et le court manuel médiéval de dissection, Anothomia, de l'Italien Mondino de' Liuzzi (1316). Enfin, à Rome, entre 1513 et 1516, le maître fréquente l'hôpital Santo Spirito in Sassia, où il dirige plusieurs autopsies. Le traité d'anatomie n'a jamais vu le jour, en revanche, des centaines de dessins autographes, souvent annotés d'explications et de légendes, nous sont parvenus. Pour la majeure partie d'entre eux, ils sont aujourd'hui conservés dans trois manuscrits de la collection royale anglaise, à Windsor. 

 
Certaines de ces feuilles témoignent de découvertes majeures : Léonard reconnaît ainsi le rôle du cœur dans la circulation sanguine (« une invention » due à William Harvey au 17siècle), il identifie aussi l'existence de quatre cavités cardiaques alors que Vésale et Descartes n'y verront toujours que deux. Toutefois, ce n'est pas en raison de ces résultats, certes parfois spectaculaires, que le travail de Léonard dans le domaine de l'anatomie est aujourd'hui considéré comme précurseur. D'abord, l'importance qu'il accorde à l'illustration des phénomènes observés est inédite : l'image  avait rarement jusqu'alors occupé tant de place dans la science anatomique,  une façon de faire  qui n'a cessé de croître depuis. De plus, l'ambition du Florentin consiste à aller plus loin que ne l'ont fait ses contemporains, notamment dans la représentation du mouvement. C'est sans doute pourquoi les études anatomiques de Léonard sont autant topographiques que physiologiques : le maître enregistre l'aspect des différentes parties du corps humain mais il cherche aussi, et surtout, à comprendre le fonctionnement des muscles et des organes. 

 
 

 
Par exemple, l'étude de la musculature est toujours mise en rapport avec les conditions du mouvement et l'effort du personnage. En témoignent plusieurs dessins mais aussi des notes, comme celle où il indique : « Tu représenteras le bon fonctionnement des membres, c'est-à-dire dans l'acte de se lever après s'être couché, remuant, courant et sautant en des attitudes variées, soulevant et portant de gros poids, lançant des objets au loin et nageant. Et, ainsi, pour chaque mouvement, tu démontreras quels membres et quels muscles le déterminent, et notamment le jeu des bras ». Tous les éléments étudiés séparément servent ensuite à recomposer la totalité de l'organisme, avec parfois, par analogie, la substitution d'organes animaux aux organes humains n'ayant pu être connus directement : l'étude du fœtus humain s'enrichit ainsi par celle de l'utérus bovin, les membres inférieurs de l'homme sont confrontés à ceux du cheval. Dans les études d'anatomie de Léonard, pourtant si novatrices, les erreurs sont donc nombreuses, d'autant plus que les croquis ne sont pas réalisés directement lors de la dissection, mais, plus tard, dans l'atelier, à partir des observations enregistrées sur un cas précis. Somme toute, dans ce domaine aussi, comme dans la plupart des champs d'investigation auxquels Léonard s'est intéressé, l'art est « chose mentale », il naît toujours d'une reconstruction de l'esprit.
 
février 2010


Laure Fagnart : est chargée de recherches FNRS au Service d'Hhistoire de l'Art et Technologie des arts plastiques (Temps modernes). Elle a publié récemment Léonard de Vinci en France. Collections et collectionneurs, XVe-XVIIe siècles


source : Algerieinfo
 


<== Le message est utile médicalement? oui? dite Merci en cliquant sur 'Plus'
Revenir en haut
Visiter le site web du posteur
Publicité






MessagePosté le: Mer 9 Jan - 21:35 (2013)    Sujet du message: Publicité

PublicitéSupprimer les publicités ?
<== Le message est utile médicalement? oui? dite Merci en cliquant sur 'Plus'
Revenir en haut
Montrer les messages depuis:   
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Forum Du Toubib Algérien Index du Forum -> Divers -> Philosophie & Histoire de la médecine Toutes les heures sont au format GMT + 1 Heure
Page 1 sur 1

 
Sauter vers:  

Portail | Index | créer un forum gratuit | Forum gratuit d’entraide | Annuaire des forums gratuits | Signaler une violation | Conditions générales d'utilisation
Powered by phpBB © 2001, 2005 phpBB Group
Traduction par : phpBB-fr.com